Après délibération du comité de sélection du Fonds en juin 2016, cinq financements de recherche de 20 000 € ont été attribués aux propositions suivantes

(cliquer sur les titres pour consulter le détail de chaque projet)

1. « La transition humanitaire au prisme des relations intimes. Mixités conjugales et captation de la « rente du développement » au Niger »

Recherche postdoctorale menée par Mme Amalia DRAGANI, rattachée à l’Institut des Mondes Africains (IMAf).

Amalia DRAGANI est chercheuse affiliée au Laboratoire d’Anthropologie Sociale du Collège de France (LAS). Elle est docteure en Anthropologie sociale et Ethnologie (EHESS). Elle travaille depuis 2004 sur la thématique des interactions entre traditions orales et santé mentale chez les Touaregs au Niger, mais aussi au Mali, Algérie, et au Sénégal auprès des réfugiés.

Le projet propose d’étudier les mixités conjugales et les enjeux politiques, économiques et sociaux qu’elles représentent dans le contexte actuel nigérien, en lien avec des questions d’acculturation et d’interaction entre agents humanitaires occidentaux et partenaires locaux. Ce projet se caractérise par une enquête ethnographique dans les villages au Nord du Niger et dans la capitale Niamey afin de mette en lumière l’influence de ces sociabilités conjugales dans les espaces d’intervention de l’aide internationale.

2. « Communication humanitaire et journalisme à l’Est de la République Démocratique du Congo. Une relation porteuse de transition ? »

Recherche postdoctorale menée par Mme Marie FIERENS, rattachée à l’Université libre de Bruxelles (ULB).

Marie FIERENS est docteure en Sciences de l’information et de la communication, membre du Centre de recherche en Sciences de l’Information et de la communication (ReSIC) de l’Université libre de Bruxelles.

Cette recherche étudie les relations qui unissent les organisations humanitaires présentes à Goma (province du Nord-Kivu, République démocratique du Congo) et les médias locaux. Elle analyse le rôle que les acteurs humanitaires attribuent aux journalistes congolais ainsi que le rôle que ces journalistes attribuent aux acteurs humanitaires, lors de la mise en œuvre de ces relations. L’objectif consiste à évaluer si les organisations humanitaires soutiennent un journalisme local ou tendent davantage à développer une communication humanitaire, en recourant aux journalistes comme porte-voix.

3. « Enjeux et pratiques de la participation communautaire en Casamance »

Recherche postdoctorale menée par M. Alvar JONES SANCHEZ, rattaché à l’Université Nationale d’Education à Distance (UNED) en Espagne.

Alvar JONES SANCHEZ est docteur en anthropologie sociale (Université de Castille-La Manche, Espagne). Il est professeur invité à l’UNED.

Le projet propose de comprendre l’évolution et les déclinaisons de la participation communautaire dans le contexte humanitaire de la Casamance, au sud du Sénégal. Cette étude ethnographique vise à faire ressortir les différents acteurs impliqués, ainsi que les enjeux et les conflits potentiels qui sous-tendent la mise en scène de la participation dans le milieu humanitaire.

4. « Les influences de l’environnement sécuritaire dans la dynamique humanitaire à Minawao au Nord du Cameroun »

Recherche postdoctorale menée par M. Pierre Boris N’Nde, rattaché à L’Université Laval à Québec.

Pierre Boris N’NDE est docteur en Anthropologie urbaine (Université Laval, Québec).

Le projet s’interroge sur l’investissement des réfugiés, principales cibles de l’action humanitaire au Nord du Cameroun, dans leur propre sécurité, compte tenu des potentielles menaces internes et externes aux camps. Il se concentrera sur le cas du camp de réfugiés de Minawao pour mettre en évidence les dynamiques et les changements dans les relations qui s’organisent entre les acteurs humanitaires et bénéficiaires.

5. « Les configurations des principes de « sécurité » dans l’espace humanitaire au Niger (2012-2017) »

Recherche postdoctorale menée par Mme Tatiana SMIRNOVA, chercheuse associée au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA, UMR 245, Université Paris Diderot-Inalco-IRD).

Tatiana SMIRNOVA est docteure en Anthropologie Sociale et Ethnologie (EHESS).

Le projet a pour objectif d’étudier comment « l’espace humanitaire » est socialement et politiquement construit au Niger, à travers l’interaction entre l’Etat, les organisations humanitaires et les bénéficiaires de l’aide. Il s’intéressera aux dynamiques de cet espace au Niger, ainsi qu’aux relations entre les acteurs, dans un contexte impacté par la « crise » au Mali et au Nigeria.